Séries

L'adieu de Chuck Bartowski

Chuck saison 5 : fin paisible pour l'agent geek

Francois LEGER
Mot-clé : Chuck

This is it. La saison 5 de Chuck s'est achevée et avec elle l'une des premières séries à rendre hommage aux geeks sans les caricaturer. Loin de la putasserie d'un The Big Bang Theory (qu'on continue d'ailleurs à regarder parce qu'il y reste tout de même des choses drôles) (si, si) qui joue sa partition sur le terrain de la caricature extrême et du clin d'oeil balourd, Chuck a su trouver le chemin de nos cœurs en nous permettant de nous identifier à son héros. De handicapé social maladroit à espion haut de gamme, Chuck Bartowski a bien évolué au cours des cinq saisons de la série. Sa vie, c'est le rêve de tout ado coincé devant son ordi et sa console. Et si l'ensemble n'a pas toujours été à la hauteur du concept, on s'est vite attaché à la petite bande et on a aimé voir les nerdy guests défiler les uns après les autres, avec évidemment en tête papa Bartowski, alias Scott Bakula.

Mais malgré toute l'affection qu'on porte à Chuck, elle n'a jamais été une grande série. Plutôt de celles qu'on sait qu'on ne lâchera jamais vraiment avant la fin - même si on a parfois loupé des épisodes - et qui parviennent à nous faire revenir grâce à leurs personnages.

Car côté scénario, on a vu de tout, et pas forcément le meilleur. C'est la grande faiblesse de Chuck, qui a toujours eu du mal à concilier la comédie avec les différentes trames sérieuses qu'elle tentait de mettre en place.

Chuck s'est donc logiquement terminée paisiblement vendredi soir, sans coup d'éclat, dans un final qui a tenté de partir vers l'émotion et se focalisait sur le couple Chuck/Sarah, en crise à cause de la perte de mémoire de cette dernière. Mais à part le retour de Jeffster ! dans un live fabuleux et cette dernière séquence sur la plage plutôt jolie dans son genre, l'épisode à manqué de punch et l'hommage appuyé au pilote semblait presque trop facile pour conclure la série. Reste un adieu sans ambiguïté (à part une version longue sur le DVD, il n'y aura pas de suite), dans lequel les scénaristes ont fait ce qu'ils pouvaient pour caser une bonne partie des personnages rencontrés au cours des cinq dernières années. Et Morgan y tenait d'ailleurs une placé étrangement réduite, alors qu'il avait pris beaucoup d'importance cette année...

4,3 millions de téléspectateurs ont répondu présent à l'appel de l'agent Carmichael, qui fait là sa meilleure audience de la saison 5. Pas si mal, pour une série qui s'est dangereusement rapprochée de l'annulation à plusieurs reprises. ''Ce qui a empêché Chuck de devenir un gros hit est la même chose qui a rendu les fans si accros : un mélange des genres - de l'espionnage à la science-fiction en passant par la comédie romantique - avec un cœur dévoué à ses personnages et une âme coincée dans les blockbusters d'été des années 80'', explique le cocréateur de la série, Josh Schwartz. On n'aurait pas dit mieux. Goodbye, Chuck

 

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