Séries

Loués soient Moffat et Gatiss !

Sherlock, saison 2 : le sulfureux retour du détective

Delphine RIVET
Mots-clés : Sherlock, A Scandal in Belgravia, Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

Après une première salve de trois épisodes en 2010, qui avaient réuni près de 9 millions de téléspectateurs, Sherlock revient enfin sur nos écrans... en très très grande forme.

Adapté d’une nouvelle de Conan Doyle nommée Scandal in Bohemia, ce premier épisode de 90 minutes reprend là où The Great Game s’était achevé : la confrontation entre Sherlock et son némésis, Moriarty.
Et c’est justement cette confrontation qui va conduire Holmes et Watson sur une nouvelle affaire pour le moins... troublante.
Mycroft demande à son jeune frère de retrouver des photos volées à teneur très compromettante pour la monarchie. Des clichés qui sont entre les mains d’une certaine Irene Adler, dominatrice professionnelle de son état.

Sherlock se met à nu

L’attente fut longue. Très longue. Et c’est avec le brio qu’on leur connaît que Steven Moffat et Mark Gatiss nous livrent, une nouvelle fois, un Sherlock palpitant, drôle, touchant et intelligent. Rien que ça !

A Scandal in Belgravia explore un peu plus, et toujours avec finesse, la relation entre Sherlock Holmes (Benedict Cumberbatch) et son acolyte John Watson (Martin Freeman), à travers le prisme d’une troisième personne : la très émoustillante Irene Adler (Lara Pulver). Une rencontre avec la dominatrice qui ne laissera pas Sherlock indemne. Sa forteresse de glace se fissure au contact de la belle. On découvre un Sherlock sensible, et qui se soucie finalement du peu de gens qui comptent à ses yeux. Une nouvelle facette qui désarçonne même Watson, attendri devant les petites attentions du détective. La présence d’Irene Adler permet aussi de jouer avec l’ambiguité qui plane autour de Sherlock. Gay ? Hétéro ? A plusieurs reprises, on sous-entend même qu’il serait encore vierge. Qu’il est savoureux de voir la dominatrice, d’une intelligence proche de celle du détective, jouer avec lui, ou peut-être est-ce le contraire ? Ce n’est plus un duo, mais un tango.

Benedict Cumberbatch est toujours aussi magnétique, il bouffe littéralement l’écran par sa simple présence. Glacial, espiègle, sa carrure osseuse répond à merveille à la bonhommie de Martin Freeman, courageux et attachant Watson.
On ne s’ennuie pas une seconde devant Sherlock, et l’action se déroule à un rythme effréné. Ça va vite. Parfois trop vite même. Le seul reproche que l’on puisse faire à cet épisode de Sherlock, c’est le débit d’informations qui nous est livré.

Steven Moffat et Mark Gatiss s’en donnent visiblement à cœur joie pour revisiter le mythe du célèbre détective, aidés par la réalisation toujours aussi efficace, esthétique et inventive de Paul McGuigan, et un casting impeccable.

Les deux prochains épisodes de Sherlock, diffusés les 8 et 15 janvier prochains sur la BBC, sont intitulés The Hounds of Baskerville et The Reichenbach Fall

 

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