Jeux vidéo, Playstation 3, Xbox 360

Éteins la lumière

The Darkness 2, le test : le FPS cède au côté obscur

Jean-baptiste SERRE
Mot-clé : The Darkness 2

Axel Bauer aurait pu résumer la vie de Jackie avec sa chanson Eteins la lumière, car une fois dans le noir, il nous montre son côté sombre. Pourtant Jackie pensait avoir canalisé le démon qui sommeille en lui. Il avait massacré ceux qui avaient tué sa bien-aimée et était devenu le chef de la pègre. Malheureusement, la haine attire la haine et d’autres ennemis jalousent son pouvoir. L’occasion idéale pour le Darkness de renaître de ses cendres et reprendre le contrôle de Jackie.

Inutile d’espérer une longue scène d’introduction et un tutorial ennuyeux avec The Darkness 2, le jeu démarre sur les chapeaux de roue ! Alors qu’il dînait tranquillement avec deux jumelles sympathiques, une voiture bélier explose la devanture du restaurant. La jambe broyée et armé de deux flingues, Jackie va ramper jusqu’à la sortie de secours. Hélas, il va devoir réveiller le Darkness pour survivre et trouver le responsable de ce massacre. Dommage pour lui mais tant mieux pour nous car manier ces deux êtres est un pur bonheur. En plus de son arsenal bien fourni (pistolets, uzi, fusil à pompe et autres), Jackie peut contrôler deux serpents diaboliques.

Ces derniers exécutent les ennemis en les déchiquetant, en dévorant leurs cœurs ou en les désarticulant comme des pantins. Les mises à mort sont d’ailleurs impressionnantes et extrêmement gores. Les serpents peuvent également détruire ou saisir certains éléments du décor : utiliser une portière de voiture comme un bouclier ou empaler les adversaires avec des parcmètres ou divers objets. La lumière est le point faible du Darkness. Jackie doit donc tirer sur les éclairages pour conserver son pouvoir. Le héros est accompagné par une sorte de goblin scatologique. En plus de servir de guide, ce diablotin aide le joueur dans ses massacres en paralysant les ennemis ou en les abattant.

Le Parrain version film d’horreur

L’histoire de The Darkness 2 se révèle intéressante et s’inspire des films d’horreur et de mafieux. Elle entremêle habilement ces deux univers en transportant le joueur dans une salle de billard, un entrepôt, un bordel et des lieux plus lugubres comme un cimetière. La réalisation est d’ailleurs brillante. Les développeurs ont eu l’excellente idée de proposer des graphismes en cel-shading afin de renforcer l’aspect comics du jeu. De plus, les animations sont plutôt bien faites. Il est toutefois regrettable que les niveaux soient si linéaires et le gameplay répétitif. Certes, il est possible d’acquérir de nouveaux pouvoirs durant l’aventure mais l’action devient par moment assez monotone.

Un peu plus de liberté et d’innovations auraient été les bienvenues. Pour tenter de pallier à ce défaut, le studio Digital Extremes a inclus un mode multijoueurs en ligne. Ici pas de matches à mort mais de la coopération. Le joueur incarne un des quatre mercenaires disponibles et doit remplir diverses missions pour le compte de Vinnie, le bras droit de Jackie. Cette campagne multi de The Darkness 2 n’est pas désagréable mais elle est très courte et loin d’être inoubliable.

The Darkness 2, disponible sur PS3, Xbox 360 et PC, 65 € environ.

15/20

À l’instar de Bulletstorm, The Darkness 2 ne révolutionne pas le genre mais apporte ce petit grain de folie qui manque aux FPS actuels. Fun, beau et maniable, ce jeu de tir promet quelques bons moments d’action et de gunfights. Dommage que le gameplay ne se renouvelle pas au fil de l’aventure. 

 

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