Jeux vidéo, Playstation 3, Xbox 360

À la fin de l'envoi, je touche

SoulCalibur 5, le test : la lame incendie

Anthony JAUNEAUD
Mot-clé : Soul Calibur V

Alors que la série avait pris un tournant pas des plus heureux avec le catastrophique SoulCalibur Legends sur Wii et le sympathique SoulCalibur : Broken Destiny, le jeu de combat de Namco Bandai revient sur le devant de la scène avec un cinquième épisode.... SoulCalibur 5 sera-t-il à la hauteur ?

Le premier regard que l’on peut poser sur SoulCalibur 5 fait légèrement peur : même moteur graphique, même police de caractère, mêmes menus, même interface... ou presque. Les différences ne sautent pas aux yeux et on sent la réutilisation de certains éléments. Le tour du propriétaire fait, il est pourtant évident les développeurs n’ont pas lésiné sur les nouveautés, avec au programme côté solo un mode histoire, un versus classique, un mode arcade, un boss rush (où l’on s’enchaîne plusieurs combattants surpuissants) et enfin une sorte de simulation de mode online... mais en solo. Si vous voulez croiser le fer à distance, quelques modes très simples mais efficaces vous attendent aussi sur le Xbox Live et le PSN.

Bref, il y a de quoi faire. Si le mode histoire est une jolie catastrophe et qu’une fois bouclé vous n’y reviendrez plus jamais, les autres options solo vous permettront de passer du bon temps et surtout d’apprendre à manier les personnages, nouveaux comme anciens. Car la vraie différence de SoulCalibur 5 se trouve là : le rythme a changé, les combats sont plus nerveux et l’arrivée d’un coup super puissant à lâcher sur son adversaire change la donne. Pas réellement au niveau de précision d’un jeu Capcom (ou du prochain Street Fighter X Tekken), il faut avouer que SoulCalibur 5 va vous demander du travail, de l’abnégation et une volonté de fer.

Grosses crises de nerfs

Bien plus exigeant que son prédécesseur, cet épisode ne fera pas plaisir aux “petits” joueurs. L’IA triche comme jamais, attaquant exactement au moment où vous baissez votre garde, enchaînant des combos à la perfection et ne vous laissant aucun répit. Rajoutons à ça des personnages surpuissants (les classiques Nightmare, Siegfried) et vous avez la recette parfaite de grosses crises de nerfs et de hurlements devant votre console. 

Heureusement, le jeu sait vous faire revenir. Son mode Création, où vous pouvez personnaliser les personnages du jeu et en créer de nouveaux, est comme à son habitude complet et plein de surprises rigolotes. Rapidement vous avez en main un gros nain qui se bat comme une nana ou une grande Allemande blonde et musclée en kimono qui agite deux nunchakus. Mais pour débloquer de nouveaux équipements, costumes et accessoires, il faudra combattre et monter de niveau. Cette progression vous pousse à jouer, encore et encore, à vous améliorer, à vous dépasser.

De manière générale, ce SoulCalibur 5 partait comme une énième suite mais trouve sa propre identité et son propre rythme. Le online est impeccable et complet. Quant au solo, il reste intéressant même si rapidement gonflant. Il y aura sans doute pas mal de déception sur le casting avec la disparition de certains styles ou de certains personnages. Toutefois, la variété est bien présente et on découvre quelques originalités pas inintéressantes, comme par exemple Viola et sa boule d’énergie qui se déplace sur le terrain ou Ezio Auditore di Firenze, impeccable et puissant. De façon surprenante, les deux héros de l’aventure solo, Patroklos et Pyrrha, qui reprennent au départ le style de leur mère Sophitia, obtiennent chacun un nouveau style de combat plus complexe à maîtriser. Le reste du casting est composé de descendants, reprenant directement le flambeau de Kilik ou de Taki par exemple, ou de vieux de la vieille, toujours là et globalement en pleine forme.

SoulCalibur 5, disponible sur PS3 et Xbox 360, 70 € environ.

17/20

SoulCalibur 5 est une jolie réussite. Certes moins accessible que son prédécesseur, plus compact et violent, mais se hissant à la hauteur des premiers épisodes et surtout de la compétition actuelle. Un jeu excellent et exigeant.

 

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