Cinéma

Ta mère s... des b... en enfer

Devil Inside, la critique : exorcisme de style

Lucile BELLAN
Mot-clé : Devil Inside

Isabella Rossi est la fille d'une meurtrière dont la particularité est d'avoir assassiné trois personnes pendant son propre exorcisme. Vingt ans après les faits, la jeune femme décide de se rendre à Rome pour rencontrer sa mère hospitalisée et en apprendre plus sur les conditions d'un exorcisme. 

Soyons clairs, Devil Inside ne révolutionne pas le genre et n'invente rien. Sauf que si le film a beau emprunter largement aux productions horrifiques de ces dernières années, il le fait foutrement bien. Le réalisateur réussit avec aisance à enchaîner les poncifs savoureux et les éléments de folklore kitsch.

Ce rollercoaster de qualité ne brille certainement pas par son originalité ou son réalisme (vive le film qui se passe en Italie et où on entend deux phrases en italien à tout casser) mais parvient à ses fins grâce à une efficacité crasse et jouissive, et une compilation d'éléments pas forcément de bon goût mais toujours bienvenus. 

On pourra tout de même lui reprocher sa paresse (Devil Inside est très court) et sa construction directement inspirée du Projet Blair Witch (une référence assumée puisqu'elle marquera aussi les deux prochains films du réalisateur, déjà commandés par les studios, Wer et Vatican), qui laissent un petit goût de déception au fond de la bouche. Mais il serait complètement déplacé d'en demander plus à un film de ce genre.

Devil Inside, de William Brent Bell, avec Fernanda Andrade, Simon Quarterman, Evan Helmuth... Durée : 1 h 23. Sortie le 22 février 2012.

13/20

Classique, efficace, un brin conventionnel mais toujours savoureux, Devil Inside compile les meilleurs moments du cinéma d'exorcisme de ces dernières années. On regrette la pauvreté créative mais on apprécie le divertissement. 

En partenariat avec le Cinémovida d'Arras. Tous les horaires des séances sur le site du cinéma.

 

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